Chaque année, les vagues de chaleur rappellent que le réchauffement climatique impacte fortement le confort des logements. Lors des Assises de la rénovation énergétique et de l’adaptation de l’habitat, organisées le 27 novembre à Paris, professionnels et experts ont souligné l’urgence de repenser la rénovation du parc résidentiel pour faire face à ces défis.
Le président d’Aromates, Jacques Marceau, rappelle que les acteurs du secteur se trouvent "dans une situation inédite", confrontés à la fois à l’obligation de mettre aux normes les bâtiments existants et à celle de construire du neuf, alors que les coûts et les contraintes financières augmentent. Pour lui, la rénovation énergétique est désormais incontournable, en particulier pour les ménages modestes, les plus exposés aux épisodes de précarité énergétique et aux événements climatiques extrêmes.
Le confort d’été, intégré dans la RE2020, dépend aussi des habitants. Dans le parc social, les solutions de rafraîchissement passives, comme l’usage d’occultants et la ventilation naturelle, sont privilégiées. L’Ancols invite les bailleurs sociaux à développer des méthodologies pour mesurer le confort d’été et à former leurs équipes pour mieux gérer les logements lors des fortes chaleurs.
Pour Jean-Pascal Chirat, il est nécessaire de penser la rénovation à l’échelle du quartier, en intégrant les enjeux sociaux, environnementaux et techniques. L’hybridation énergétique, l’usage de pompes à chaleur performantes et les matériaux biosourcés sont autant de pistes pour rendre les bâtiments plus résilients. Mais ces solutions demandent anticipation réglementaire, innovation technologique et sensibilisation des occupants.