On qualifie de passoire énergétique un logement classé F ou G au DPE. En raison d’une isolation insuffisante, d’équipements anciens ou peu efficaces et de déperditions thermiques importantes, ils consomment beaucoup d’énergie pour le chauffage en hiver ou la climatisation en été. Cette surconsommation se traduit par des factures élevées pour les ménages et par des émissions accrues de CO2.
Un logement classé G est soumis aux contraintes les plus strictes. Depuis août 2022, il est interdit d’augmenter le loyer lors d’une mise en location, d’un renouvellement de bail ou d’une reconduction tacite. La mesure la plus impactante est entrée au 1er janvier 2025 : en France métropolitaine, un logement classé G ne pourra plus être loué. Les propriétaires doivent anticiper des travaux de rénovation énergétique afin de continuer à louer leur bien.
Les logements classés F sont également concernés par des restrictions progressives. Depuis août 2022, il est interdit d’augmenter leur loyer lors d’une relocation ou d’un renouvellement de bail. L’interdiction totale de mise en location interviendra en 2028. Même si l’échéance est plus lointaine que pour les logements G, les propriétaires ont tout intérêt à engager une réflexion dès maintenant sur les travaux à réaliser.
Les logements classés E ne sont pas considérés comme des passoires énergétiques, mais ils seront néanmoins concernés par une interdiction de mise en location à partir de 2034. Cette échéance laisse davantage de temps pour planifier des travaux, mais impose dès aujourd’hui une anticipation stratégique, notamment pour les investisseurs locatifs.
Quel que soit le classement du logement, les propriétaires peuvent s’appuyer sur les conseillers France Rénov’, qui proposent des conseils gratuits, indépendants et personnalisés. Ces dispositifs visent à faciliter la rénovation énergétique, à réduire les factures et à valoriser durablement le patrimoine immobilier.